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REGISTRES D
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croirez ; et au demourant donnez ordre que les Cen-teniers commis et par nous ordonnez, comme vous savez, pour servira maintenir la transquilité en icelle Ville et tenir la main à nostre justice ne les em­ploycnt pas à aultre effect, comme plus amplement vous le fera entendre icelluy nostre cousin. Donné à Fere, le xi6 jour de Septembre mil vc lxvn C." Ainsi signé : CHARLES.
Et au dessoubz : de L'Aubespine.
l'estat auquel il a trouvé vostre Ville et la volunté que chascun de vous demonstre à.faire que la trans­quilité se observe et continue entre vous, qui est la chose du monde que nous desirons le plus; bien marris des bruitz qui ont couru sans apparence au­cune et fort eslongnez de nostre intention, dont quelques ungs ont prins umbre et sont entrez en suspition; pour lequel faire cesser du tout, nous escripvons à icelluy nostre cousin vous faire sur ce entendre quelle est nostre intention, dont vous le
DCCCV. — Lettres du Roy touchant les allungs. Lettres de monseigneur le mareschal de Montmorency.
18, 19 seplembre 1567. U- 1784, fol. 4o6 v°.)
De par le Roy.
«Tres chers et bien aînez, nostre cousin, le ma-' reschal de Montmorency nous a faict entendre les plainctes et doleances qui luy ont esté .faictes par plusieurs marchans drappiers et tainturiers de nostre bonne ville et cité de Paris, à cause de la forme et maniere qui s'est observée et s'observe encores à present pour l'entrée des allungs cn noz portz et havres'2', et sur le moyen de recevoir le subside de lx solz pour quintal que nous faisons lever sur lesd, allungs. Et pour ce que à present nous voullons reigler et donner ordre au faict d'iceulx allungs, et que avant que en prandre resolution, nous voullons bien entendre les raisons que. peuvent avoir lesd, marchans, nous vous mandons et ordonnons que vous ayez à.mander iceulx marchans par devers vous, et Ieur enjoindre qu'ilz ayent à depputter au­cun d'eulx pour venir dedans trois jours par devers nous pour nous faire entendre les causes et raisons pour lesquelles ilz se plaignent de la maniere de ■l'entrée desd, allungs en nosd. portz el havres, et de là façon de lever led. subside sur iceulx; et à ce ;ne. faictes.faulte, car tel estnostre plaisir. Donné à Montceaulx, le xvme jour de Septembre mil v° ixvn.»
Signé : CHARLES.
El au dessoubz : de L'Aubespine.
"Mess", m'estanl trouvé au Conseil, comme l'on a parlé de la forme et maniere qui s'est.observée et s'observe encores à present pour l'entrée des allungs, il m'est souvenu des plainctes et doleances'qui m'ont esté faictes cy devant de plusieurs marchans drap­piers et tainturiers de la ville de Paris à raison des impositions grandes dont ilz disent estre chargez par le moyen de lad. ferme des allungs, qui a esté cause que j'ay supplié Leurs Majestez de vous en voul­loir escripre, comme je vous ay bien voullu faire de ma parl, et vous prier de regarder à faire assem­bler ung bon nombre desd, marchans, et après avoir oy leurs raisons là dessus, d'en choisir et dep-puter ung d'entre eulx pour les venir faire entendre à Leursd. Majestez, en quoy je vous puis asseurer que je m'emploiray, comme en toutes autres choses qui vous toucheront, tant en general comme en particulier, d'aussi bon cueur que je prie Dieu, Mess™, qu'il vous doint en parfaicte santé ce que plus desirez.
-"De Monceaulx, le xix° jour de Septembre mil v° Ixvii.t)
Vostre entierement bon amy : de Montmorency.-
O Cette lettre de Charles IX est reproduite en note, à la suite du texte de la précédente, par M. de la Ferrière. (Lettres de Cathe­rine de Médicis, t. III, p. 57.)
(-) Un édit de janvier i555 (n. st.) avait établi nn règlement pour la perception de droits d'entrée sur les aluns par les ports de Marseille, Bordeaux, la Rochelle et Rouen. De 1555 à i56o, le produit de ces droits, qui étaient en effet de 60 sols tournois par quintal, fut abandonné par Charles IX à Israel Minkel et Georges Obreth, ses créanciers pour des sommes considérables; des lettres du 12 février 1562 (n. st.) leur permirent de faire entrer 12,000 quintaux d'alun par les ports de Rouen et Marseillejusqu'au parfait règlement de leur créance. (Archives nationales, Parlement de Paris, X1" 8624, fol. 220.)